Les environnements tactiques dangereux requièrent les normes de protection oculaire les plus strictes

Les environnements tactiques dangereux requièrent les normes de protection oculaire les plus strictes

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Opérations militaires, maintien de l’ordre, secourisme ou activités de loisirs... Les situations Tactical englobent de nombreux environnements aux risques très variés pour les yeux. Non seulement l'œil est la partie du corps la plus fragile et vulnérable, mais c’est notre seul organe de vision, l’un des éléments essentiels à la survie. Dans de nombreux scénarios Tactical, bien protéger ses yeux peut faire la différence entre la vie et la mort.

Les projectiles, éclats d'obus et particules dirigés intentionnellement ou non vers le visage peuvent causer de graves lésions, surtout s’ils pénètrent l'œil. De même, le rayonnement ultraviolet (UV), les températures extrêmes et d'autres dangers naturels présents dans les environnements tactiques difficiles regorgent de risques pour l'œil. Porter la bonne protection oculaire est absolument fondamental pour survivre dans les environnements tactiques hostiles de tout genre.

Dangers des environnements Tactical

En contexte tactique, les balles constituent les principales menaces de blessures oculaires. Le risque associé aux projectiles est statistiquement l'une des préoccupations majeures des acteurs sur le terrain, mais il est loin d’être le seul. L’environnement naturel rajoute le problème des allergènes, des particules et de la surexposition au rayonnement UV. Par ailleurs, l'utilisation croissante de produits chimiques, de lasers et d’autres éléments artificiels induisent de nouveaux types de menaces.

Dangers des environnements Tactical

Balistique/projectiles​

Les yeux sont notamment exposés aux risques physiques d’égratignure ou de perforation causés par les projectiles. En Tactical, cela inclut les objets en libre mouvement comme les balles, les plombs ou les débris, propulsés à partir d'une position fixe, comme une arme ou une explosion. Cependant, les fragments, particules, grains de sable et de saleté qui peuvent être présents dans l’air, portés par le vent ou d’une autre manière, présentent aussi un risque.

Selon le magazine américain Tactical Weapons, environ 10 % de toutes les blessures de combat des troupes américaines proviennent de fragments d’engins explosifs improvisés (EEI), de mortiers et de roquettes qui pénètrent l'œil. Globalement, la grande majorité des lésions oculaires des soldats sont dues à des corps étrangers cornéens, des abrasions et des lacérations de paupière.

Prisonnière de l’œil, même une petite particule peut provoquer des perforations, des abrasions et des contusions de la cornée. Dans leur ouvrage intitulé Tactical Medicine Essentials, les médecins de l'association médicale américaine American College of Emergency Physicians affirment que les abrasions cornéennes sont le principal type de lésion oculaire dans les environnements tactiques. Ce risque est particulièrement fréquent parmi les agents de l'unité d'intervention du SWAT. Les lésions oculaires vont d’égratignures mineures, guérissables en plusieurs jours, à des abrasions et perforations plus graves susceptibles de provoquer des dommages définitifs.

Les lésions par pénétration peuvent laisser une cicatrice permanente sur la cornée et altérer la vue. Si le projectile pénètre plus profondément, il peut endommager l’iris, le cristallin et même atteindre le centre de l’œil, causant des dommages encore plus importants. La protection oculaire balistique vise, sans obstruer le champ de vision du porteur, à protéger les yeux d’un éventail de projectiles pouvant causer des traumatismes.



Produits chimiques et biologiques

Les tissus mous de l’œil sont vulnérables à de nombreux produits chimiques fréquents dans les environnements tactiques. Les substances acides ou alcalines, les solvants puissants, les combustibles et les agents de nettoyage sont désormais présents dans beaucoup de scénarios tactiques. Même une brève exposition à de fines gouttelettes, des vapeurs ou des fumées de nombreux produits chimiques peut suffire à provoquer des dommages irréversibles. Il est fréquent que les soldats qui manipulent des solvants et des combustibles sur le terrain souffrent de conjonctivite.

Les tissus sensibles de l'œil peuvent aussi être à la merci de contaminants biologiques comme les bactéries et les virus. D’après le Center for Disease Control (CDC), « les maladies infectieuses sont transmissibles selon divers mécanismes, dont les infections qui peuvent traverser la muqueuse oculaire ». Cela inclut les bactéries, parfois source de conjonctivite, et les virus à l’origine de possibles infections systémiques.

Les agents infectieux peuvent s'introduire directement dans l'œil au contact de fluides corporels, courants dans de nombreux environnements tactiques. La contamination peut aussi être indirecte, lorsque des doigts, des gants ou d’autres objets infectés touchent les yeux. Les secouristes ou les médecins militaires, notamment, s’occupent de nombreux blessés et courent donc un risque d'infection accru.

 

Lumière et chaleur

Nos yeux sont aussi sensibles au rayonnement émis par la lumière et la chaleur. Une surexposition au rayonnement UV haute fréquence peut endommager la rétine de manière immédiate ou cumulative. Le risque de brûlure est présent à proximité d’une lumière vive ou d’une source de forte chaleur. Incendies, explosions, étincelles, lasers... Les occasions ne manquent pas en environnement tactique.

Les lasers, notamment, sont à présent monnaie courante sur les champs de bataille. Entre novembre 2008 et mai 2009, le 3ème Expeditionary Sustainment Command (ESC) de l’armée des États-Unis a enregistré à lui seul 64 incidents de laser ayant entraîné 45 lésions attestées sur les soldats. Selon le major Paul Hayes, porte-parole du 3ème ESC, deux de ces lésions sont permanentes et un soldat est désormais aveugle d'un œil.

Les environnements Tactical nécessitant une protection oculaire

Les environnements Tactical nécessitant une protection oculaire

L’environnement Tactical le plus évident est sans doute le champ de bataille, qui recèle de dangers pour les yeux et la santé générale. Mais d’autres contextes, comme les opérations de maintien de l’ordre et de sauvetage, sont aussi très dangereux. Le risque croît lorsque la protection oculaire adéquate n’est pas portée, ce qui arrive souvent dans les activités tactiques de loisirs, où il n’est pas exclu.

Opérations militaires

Les environnements militaires comprennent l’armée de terre, la marine et l’armée de l’air, ainsi que les forces spéciales et les activités du renseignement. Les risques oculaires augmentent à mesure que se modernisent les guerres. Lors de la guerre de Sécession américaine de 1861, les lésions oculaires représentaient moins d’1 % des blessures totales. Leur nombre a augmenté au cours de la Première et de la Deuxième Guerres mondiales. Pendant la guerre de Corée, le taux de traumatismes oculaires a plus que doublé, pour se stabiliser aux alentours de 13 % en 1991.

« Dans les conflits récents, le traumatisme oculaire au combat a généralement oscillé entre 10 et 15 %. Cette maîtrise du chiffre est en grande partie due à la mise en place globale du port de protections oculaires », affirme le colonel Raymond Cho, ophtalmologiste au Walter Reed National Military Medical Center. « C’est un pourcentage non négligeable de lésions potentiellement invalidantes. »

Selon Michael Eldridge, vétéran de la marine américaine et fondateur de Safety Glasses USA, environ 15 % des lésions traumatiques héritées du combat sont oculaires. Entre 2003 et 2011, les militaires ont subi plus de 200 000 blessures aux yeux. Environ 75 % de ceux qui ont souffert de traumatismes crâniens ont aussi des problèmes de vue.

Les lésions oculaires revêtent une importance majeure sur le champ de bataille, car 70 % de notre perception sensorielle est visuelle. De nos cinq sens, la vue est de loin le plus important, surtout au combat. En tactique, protéger ses yeux est une question de survie et de succès des opérations. 

Maintien de l’ordre

Les militaires ne sont pas les seuls à affronter des situations périlleuses. Les forces tactiques du maintien de l’ordre sont aussi exposées dans le cadre de leur mission. Ces unités comprennent la police, les agents de sécurité civils et privés, ainsi que les agents du contrôle aux frontières et des douanes. Tous sont régulièrement amenés à vivre des événements dangereux.

Les lésions oculaires spécifiques au personnel du maintien de l’ordre viennent notamment des débris volants d’ouvertures de brèche à l'explosif, des bris de verre et de la lumière des grenades aveuglantes. Mais les scénarios sont extrêmement nombreux et la diversité des contextes d'intervention nécessite un vaste spectre de protections oculaires.

Secouristes

Les secouristes mettent en péril leur propre sécurité pour sauver les autres. Il s'agit des pompiers, des ambulanciers, des équipes de recherche et de sauvetage, et des équipes d'intervention en cas de catastrophe. Ces premiers intervenants sont sollicités à chaque fois que des vies sont en jeu. Ils doivent être prêts à affronter tout type de danger.

La National Fire Protection Association a décrit 36 475 cas d’expositions dangereuses pour les pompiers. L’exposition à l’amiante, aux produits chimiques de lutte contre l’incendie, aux fumées, aux matières radioactives et à d’autres substances provoque de graves lésions oculaires et cutanées. Pour les secouristes, le port d’une protection oculaire et d’autres équipements de sécurité est vital.

Activités de loisirs

Les environnements tactiques peuvent aussi inclure les activités de loisirs comme le tir sportif, la chasse, le paintball et l’airsoft, toutes pouvant être très dangereuses pour les yeux. Malgré l’utilisation de projectiles à haute vitesse, la protection oculaire est souvent négligée dans ce cadre, du fait de sa nature récréative.

Aux États-Unis, une étude récente menée sur 23 ans et parue en janvier 2018 dans la revue Pediatrics a recensé près de 442 000 cas d’enfants admis aux urgences pour des lésions oculaires résultant d’activités de loisirs. Parmi eux, les adolescents étaient le plus touchés. Les blessures par armes sans poudre (balles BB, plombs, airsoft et paintball) ont augmenté de près de 170 % ces deux dernières décennies. 79 % des hospitalisations étaient liées à des armes à balles BB, airsoft ou plombs, et environ 19 % étaient causées par des armes de paintball. Le port d'une protection oculaire appropriée aurait permis d’éviter la quasi-totalité de ces blessures.

Démonstration des capacités de la protection oculaire

En matière tactique, la protection oculaire est déjà ancrée dans les habitudes. Même si porter une protection faible est mieux que de n’en porter aucune, l’écart de performance entre des lunettes de sécurité classiques et une protection oculaire tactique est énorme. La protection oculaire balistique, ou la capacité à protéger les yeux de projectiles à haute vitesse, fait toute la différence entre les lunettes de sécurité normales et celles élaborées pour les situations tactiques.

Démonstration des capacités de la protection oculaire

Protection balistique​

La meilleure protection oculaire tactique peut tout simplement stopper les balles. Des tests balistiques rigoureux soumettent la protection oculaire à des projectiles lancés à une vitesse quatre fois supérieure à celle des tests de protection oculaire industrielle standard. La résistance ne doit pas concerner uniquement le verre, mais aussi la monture.
 

Normes américaines​

La protection oculaire des soldats américains dans les environnements tactiques doit satisfaire des critères spécifiques en termes de calibre, de grain, de forme et de vitesse des projectiles. Toutes les protections oculaires approuvées par l’armée américaine portent le logo APEL (Authorized Protective Eyewear List) et sont répertoriées sur le site Internet officiel de l’APEL. La norme ANSI définit le cadre relatif à la protection oculaire balistique civile.


Normes européennes

La norme européenne EN 166 identifie quatre niveaux de protection balistique : robustesse renforcée (S), impact à faible énergie (F), impact à moyenne énergie (B) et impact à haute énergie (A). L’OTAN et les nations européennes suivent généralement les normes d'homologation STANAG (accords de normalisation).

Parer à toutes les situations

Même si la protection oculaire est largement utilisée en Tactical, sélectionner l’équipement adapté à un danger spécifique reste une décision complexe. Les environnements Tactical sont éminemment variables et les risques sont souvent imprévisibles. Une protection oculaire balistique de pointe est cruciale pour quiconque est confronté à des armes à feu et à de possibles projectiles. Les lasers, le soleil et les conditions météorologiques présentent aussi d'autres types de menaces.

Chaque modèle de protection oculaire présente des caractéristiques distinctes et répond à certaines normes. Pour cette raison, il est important d’identifier vos principaux besoins et de veiller à ce que la protection oculaire réponde aux normes applicables.